Un vaste mouvement de concentrations d’entreprises horlogères a eu lieu en Suisse dans les années 1960 [11]. Il était lié à la fin du statut horloger, instauré pendant la période de crise des années 1920-1930, qui réglementait l’industrie horlogère, en soumettant par exemple à autorisation les créations d’entreprises ou leur rachat.
La Société des Garde-Temps (SGT) a été créée le 20 septembre 1968 à Neuchâtel pour associer dans la même holding 6 établisseurs suisses : Degoumois & Cie, Fleurier Watch, Helvétia, William Mathez, Silvana et Eugène Vuilleumier [12]. Cette création s’est faite sous l’impulsion de Jean-Victor Degoumois qui est impliqué dans l’ensemble des sociétés de la holding.
Solvil & Titus intègre la holding SGT dès 1969 [13], et en 1970 deux autres entreprises les rejoignent : Invicta SA et la Compagnie des montres Sandoz SA [14]. Cette intégration comporte également la célèbre société américaine Waltham Watch Co. qui était détenue par Invicta, Avia et Sandoz.
A cette occasion la société Sandoz a en effet changé de nom : en 1970, elle est devenue Compagnie des Montres Sandoz SA [14].
SGT est un groupe majeur : en 1970 il représente 10% des exportations de montres suisses, soit 3,8 millions de montres, et c’est le 3e groupe horloger suisse, derrière l’ASUAG et la SSIH [15].
Sandoz poursuit sa progression, avec des innovations techniques comme un système de bague contre les chocs placée autour du mouvement et appelé Oltrashock, et un renouvellement de ses gammes : nouvelles montres automatiques et nouvelles montres de plongée.