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La véritable histoire d’Irénée Aubry et des montres 8 jours

La véritable histoire d’Irénée Aubry et des montres 8 jours

Irénée Aubry

La montre avec 8 jours de réserve de marche a eu un succès considérable à la fin du 19e et au début du 20e siècle. Bien qu’elle ait été commercialisée par de nombreux fabricants, c’est bien Irénée Aubry qui a inventé la célèbre version avec balancier visible.

Description

Joël Pynson

Décembre 2025

Irénée Aubry a breveté sa montre 8 jours en 1888 [1], soit très peu de temps après que des brevets puissent être déposés en Suisse.

Le brevet comporte les deux caractéristiques que l’on va retrouver sur d’innombrables montres de ce type pendant plus d’un siècle : un fort ressort moteur couvrant le fond du mouvement, et un balancier visible sur le cadran.

Pour fabriquer sa montre, Irénée Aubry s’associe en 1888 avec Arthur Graizely et Ariste Godat pour créer la fabrique Aubry, Graizely & Godat, à la Ferrière, près de La Chaux-de-Fonds [2].

L’association est de courte durée : dès 1891 la société est dissoute, et chacun des protagonistes créé une société à son nom, mais chacun conserve une licence des brevets d’Irénée Aubry |3].

Un temps installé à Saignelégier, en association avec François Froidevaux [4], Irénée Aubry s’installe ensuite à La Chaux de Fonds où il commercialise des montres avec 8, 15 et même 30 jours de réserve de marche.

Le succès aidant, il ouvre une succursale en France, à Villers-le-Lac, mais, selon une publicité de 1904, il ne vend ses montres qu’aux grossistes.

1903

1904

Dans les années suivantes Irénée Aubry poursuivra ses travaux sur les montres à grande réserve de marche et déposera plusieurs brevets à ce sujet [5].

Installé en 1911 à La Chaux-de-Fonds, son fils Francis Aubry-Schaltenbrand reprend l’activité de son père vers 1913, lequel s’installe à Neuchâtel et n’intervient plus dans la commercialisation de ses montres. Malheureusement la société de Francis fera faillite en 1920 [6].

1913

Mais si les montres 8 jours d’Irénée Aubry ont eu un tel succès, c’est aussi grâce au génie industriel de l’un de ses associés : Arthur Graizely, à l’origine de l’une des plus importantes fabriques d’horlogerie de La Chaux de Fonds, et qui a déposé en 1906 la célèbre marque Hebdomas.

Voir aussi Graizely & Cie

 

[1] Brevets CH 88 et 470 E

|2] FOSC 1888

[3] FOSC 1891

[4] FOSC 1890

[5] par exemple CH 54 707 et 75 676

|6] FOSC 1920

Le FOSC (Feuille Officielle Suisse du Commerce) est disponible sur E-periodica

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,5 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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