La véritable histoire des montres Nisus

La véritable histoire des montres Nisus

Nisus

Bien qu’ayant débuté ses activités en 1857, La famille Laader n’a utilisé la marque Nisus qu’à partir du début des années 1940. Comme beaucoup d’autres, la société a disparu avec la « crise du quartz ».

Description

Joël Pynson

Mars 2026

1. Création d’un atelier de finissage

Auguste Laager a ouvert un atelier d’horlogerie en 1857 à Péry, pour assurer le terminage de montres, en particulier celles d’Amédée Douard à Bienne et de la maison Courvoisier à La Chaux-de-Fonds [1]

A la mort d’Auguste père en 1916, c’est Auguste fils qui prend la suite.

Un tournant a lieu en 1931. D’une part, c’est l’année du dépôt de la marque Nisus. D’autre part, Auguste Laager et Auguste Laager-Boder s’associent à Albert Douard qui a succédé à Amédée Douard, pour former à Evilard la société Albert Douard SA [2].

Après le décès d’Auguste père en 1933, c’est Alfred Laager qui le remplace.

En 1937 la société Albert Douard SA est finalement transférée à Péry, et en 1942 Albert Douard quitte la société qui devient Nisus SA [3].

2. Nisus SA

C’est à partir de cette date que vont apparaître sur le marché les montres Nisus. Elles sont très classiques, sur base Ébauches SA.

1945

1946

1948

1950

En 1948, Alfred Laager quitte l’entreprise après avoir créé à Bienne sa propre société Alfred Laager, Montres Jovial [4]. Odette et Lucien Laager sont désormais associé à Auguste Laager, rejoints en 1951 par Auguste Laager, petit fils du créateur.

1953

1955

En 1955, une nouvelle usine est construite à Péry pour augmenter les capacités de production.

Dans les années 1960 la production s’orient vers la montre bijoux pour dame, mais l’entreprise ne fait plus guère parler d’elle, et elle s’éteint en 1984 [5].

 

[1] Journal Suisse d’Horlogerie, 1957, 11-12, p. 454

[2] FOSC 1931

[3] FOSC 1942

[4] FOSC 1947 et 1948

[5] FOSC 1984

Le FOSC (Feuille Officielle Suisse du Commerce) est disponible sur E-periodica

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,5 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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