• Nouveau
La véritable histoire des montres Candino

La véritable histoire des montres Candino

Candino

Créée en 1947, Candino a grandi très vite pour devenir une fabrique importante dans les années 1960, grâce à des modèles originaux et adaptés à ses marchés. La marque fait aujourd’hui partie du groupe Festina.

Description

Joël Pynson

Août 2025

1. La dynastie Fluri

Adolf Fluri-Hug a créé sa fabrique d’horlogerie à Herbetswil en 1947 [1], c’est donc une « jeune » entreprise, comparée à nombre d’anciennes fabriques suisses. Mais Adolf ne partait pas de rien : son père avait déjà un atelier de terminage, et ses fils Armin et Kurt, ce dernier horloger, l’ont rapidement rejoint [2].

En 1952, l’entreprise devient la Fabrique d’horlogerie Candino [3]. Elle produit de bonnes montres ancre, étanches, à remontage manuel et automatiques, pour homme et pour dame, avec une attention particulière à l’étanchéité, ce qui est important pour l’exportation.

L’entreprise grandit vite : des bureaux et un atelier de remontage sont ouverts à Bienne, et une nouvelle usine, moderne, est inaugurée en 1957.

En 1958, la société devient Candino Watch Co. [4], et on note l’arrivée dans l’entreprise d’Edwin Flury, installé au Canada, ce qui prouve déjà une implantation en Amérique.

1957

1958

1958

À partir de 1960, Candino a donné des noms à ses modèles : Naval Hero, Sprint, Telstar, Ambassador, Gold Signs, Blue Sea, etc. La plupart de ces modèles sont étanches, le modèle Sprint, lancé en 1960, étant lui très particulier puisqu’il dispose d’une seconde sautante, ou seconde morte (calibre Chézard).

Après le décès d’Adolf Fluri en 1966, Armin et Kurt prennent la direction de l’entreprise [5]. Candino prend un nouvel élan, grâce au lancement de nouveaux modèles, à la production de chronomètres pour montrer le souci de précision, à de multiples représentants à l’international, et à une politique originale, consistant à développer des modèles spécifiques à certains marchés [6]. La troisième génération des Fluri, Roger et Pascal, est désormais dans l’entreprise.

Forte de tous ces succès, Candino inaugure une nouvelle usine ultra-moderne en 1970.

C’est aussi en 1970 que Candino lance ses premières montres de plongée et ses premiers chronographes.

1971

1973

1975

Vers 1974, Candino commence la production de montres à quartz, et va progressivement diminuer la fabrication de montres mécaniques. Cela permettra à l’entreprise de surmonter la « crise du quartz », grâce également à la production de montres en private label. Une nouvelle usine est même construite à Wolwil, Candino occupant en 1980 près de 225 personnes sur l’ensemble de ses sites [7].

En 1986, Candino s’installe dans les anciens locaux de Bulova à Bienne. La production s’élève à 1,3 millions de montres par an !

1977

1987

1982

Avec le regain de la montre mécanique à la fin des années 1980, Candino s’adapte à la demande, et, à côté des gammes quartz, produit des montres automatiques, en particulier des montres squelette et des chronographes sur base Valjoux 7750. Les nouvelles technologies sont aussi explorées : montres en céramique dès 1988, montres avec source lumineuse en 1990, montres avec boîtier en titane et carbure de tungstène, etc. La production en private label atteint les ¾ de la production en 1992 [8].

1991

1991

En 1989 la famille Fluri change son nom pour Flury. En 1992, Roger et Pascal, désormais Flury, deviennent directeurs de la société [9]. La société est alors transformée en holding, regroupant les diverses activités du groupe : Candino pour les montres, Mical pour la production de calibres, Galvano pour les traitements de surface et Arcuro dédié au quartz [10].

1995

1999

2. Rachat par Festina

En 2002, Candino est racheté par Festina qui cherchait à augmenter ses capacités de production en Suisse [11]. La marque Candino est alors placée entre la marque Festina, économique, et les marques plus luxueuses du groupe comme Perrelet.

Le site actuel de Candino : https://candino.com/fr-FR 

 

 [1] FOSC 1947

[2] Journal Suisse d’Horlogerie, 1958, 3, pp. 419-420

[3] FOSC 1952

[4] FOSC 1958

[5] FOSC 1966

[6] Europa Star, 1970, 65, 5, pp. 95-98

[7] Journal du Jura, 4 mars 1987

[8] Europa Star Europe, 1992, 195, 5, pp. 115-118

[9] FOSC 1992

[10] FOSC 1994

[11] Le Temps, 18 janvier 2002

Le FOSC (Feuille Officielle Suisse du Commerce) est disponible sur E-periodica

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,5 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

Time To Tell est une société privée, indépendante de tout fabricant d'horlogerie.

©Time To Tell, 2025-2026

Reproduction interdite sans autorisation.

Toute utilisation de cet article par une intelligence artificielle est strictement interdite et sera considérée comme une atteinte aux droits d’auteur.

Détails du produit

Product added to wishlist

Nous utilisons des cookies afin de fournir une expérience utilisateur conviviale. En naviguant sur ce site, vous acceptez la politique d'utilisation des cookies.