Principaux modèles de montres Mortima

Principaux modèles de montres Mortima

Mortima

Parmi les très nombreux modèles mécaniques créés dans les années 1960 et 1970, certains sont emblématiques de la marque Mortima. Une sélection est présentée ici par ordre chronologique.

Description

Joël Pynson

Août 2025

- SuperDatomatic, ref. 224

SuperDatomatic ref. 224

C’est vers 1960 que Mortima a utilisé le terme SuperDatomatic sur ses cadrans. Il ne s’agit pas en fait d’un nom de modèle mais d’un terme générique pour les montres avec la date. Le système Datomatic permettait une correction de la date par aller retour des aiguilles entre 21h et minuit au lieu d’un double tour 24h. La référence 224 a été l’une des premières à arborer ce titre.

- Ref. 272

Ce modèle date de 1961 et il peut être marqué SuperDatomatic.

- Ref. 27 325 et 274

Deux modèles classiques de 1964.

- Skin Diver, ref. 338

La première montre de plongée Mortima date de 1965, c’est la référence 338, étanche à 60 m.

- Extra Plate, ref. 759

A partir de 1966, Mortima a utilisé le nouveau calibre Cattin 66, plus plat que les précédents, ce qui vaut a dénomination, toute relative, d’Extra-Plate à ce modèle au cadran épuré.

- Zorba Starmaster

Ce modèle ne porte pas la marque Mortima mais Zorba. Lancé en 1966,iIl est très inspiré des montres suisses à lunette fine comme la Mido Ocean Star. Le nom Starmaster peut être retrouvé sur d’autres modèles de Mortima.

- Light Electric Super 608

Cet étonnant modèle, sorti en 1968, dispose d’un thermomètre et d’une petite lampe qui peut s’allumer au centre du cadran. Il a été modernisé en 1970 sous la référence 639.002, puis en 1973 sous la référence 639.153 mais sans thermomètre.

- Modèles de 1968

Plusieurs modèles intéressants ont été lancés en 1968, en particulier le modèle Mustang avec son bracelet intégré, et le modèle 2200 DW, premier modèle avec jour et date chez Mortima.

- Modèles de plongée, 1968

C’est aussi en 1968 que Mortima a lancé plusieurs modèles de plongée, pour homme et pour dame. Ces modèles pouvaient avoir une lunette plongée ou GMT. Citons en particulier les modèles :

Thermo, ref. 338 avec thermomètre au centre

Ref. 4208, précurseur du fameux modèle 169-219

Modèle Flipper, lunette tournante sous le verre et 2e lunette tournante externe GMT

- Commandant de Bord

Ce modèle, étanche à 50 m, lancé en 1970, dispose d’une lunette tournante sous le verre et d’une deuxième lunette tournante externe, plongée ou GMT.

- Mayerling

A partir de 1970, plusieurs modèles ont reçu le nom générique Mayerling. C’est aussi l’année où Mortima a commencé à utiliser de nombreuses couleurs pour ses cadrans.

Deux modèles, ref. 169.215 et 169.216, semblent très inspirés des modèles Captain Cook II et Manhattan de Rado.

- Ref. 169-219

C’est le modèle de plongée le plus emblématique de Mortima. Par rapport au modèle 4208 de 1968, la boîte est un peu plus massive, et il n’y a plus de chiffre sur le cadran.

Fabriqué à des centaines de milliers d’exemplaires pendant plusieurs années, il reste aujourd’hui un modèle qui s’adapte à toutes les occasions, en particulier grâce à ses nombreux cadrans de couleur différente. Ici aussi, lunette plongée ou GMT.

- Modèles de plongée, 1971

Quatre nouveaux modèles de plongée intéressants ont été présentés en 1971 :

Ref. 169.264, version modernisée du modèle Commandant de Bord ref. 169.217

Ref. 169.265, lunette tournante plongée sous le verre et lunette externe avec échelle tachymétrique et temps de parcours

Ref. 169.226, évolution du modèle 358 sans chiffre sur le cadran

Ref. 169.286, lunettes tournantes et cadrans colorés

- Modèles GMT et de plongée, 1973

Deux nouveaux modèles ont été lancés en 1973 avec des boîtes particulièrement massives, conformes à la mode de l’époque.

Il s’agit du modèle ref. 169.303 avec lunette tournante 24h, et du modèle de plongée ref. 169.290 avec échelle tachymétrique et lunette tournante sous le verre.

- Mayerling, ref. 165.296

Ce modèle surprenant, lancé en 1974, dispose d’un thermomètre et d’une boussole.

- Ref. 139.208

Ce modèle très élégant, au cadran épuré, a été lancé en 1974

- Ref. 139.333 et 169.339

Mortima a commencé à produire des montres avec cadran en dégradé de couleur en 1974, et ces deux modèles de 1975 avec un dégradé de bleu sont particulièrement réussis.

- Ref. 169.329 et 639.195

Deux autres modèles de 1975, avec dégradé de bleu, pour homme et pour dame, aux boîtes imposantes.

- Montres de plongée, 1979

Ces modèles sont les derniers modèles de plongée mécaniques, avant que Mortima ne produise plus que des montres à quartz. Il s’agit de modèles déjà en production, à l’exception de la ref. 169.365 qui semble avoir été lancé en 1979.

Note concernant les montres anciennes Mortima

Avis aux collectionneurs : les montres anciennes Mortima nécessitent quelques précautions.

Les mouvements, de type Roskopf, sont particulièrement solides et peuvent fonctionner encore aujourd’hui parfaitement. Les éventuelles réparations sont possibles mais à discuter si un autre mouvement du même type et compatible peut être retrouvé.

Les boîtes sont fragiles. Seul le fond est en acier*, il y a donc un risque d’éraflure en cas de choc et d’altération avec l’humidité, en particulier la transpiration. Toujours vérifier soigneusement lors de l’achat et en prendre soin : bien essuyer la montre avec un chiffon doux après l’avoir portée.

Les cadrans et les aiguilles résistent plutôt bien, mais bien vérifier l’état de la matière luminescente, en particulier à l’intérieur des aiguilles.

Une montre Mortima en bon état et portée avec soin peut encore rendre service pendant des années !

* de rares versions avec boîte tout acier ont été décrites, mais difficile de savoir si ces boîtes sont originales.

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,5 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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