La véritable histoire des montres Onsa

La véritable histoire des montres Onsa

Onsa

Ce fabricant de Longeau est connu pour la qualité de ses montres de plongée. Il a été racheté par Fortis en 1972.

Description

Joël Pynson

Juillet 2025

1. La famille Gilomen

La famille Gilomen avait déjà créé à Lengnau la fabrique Heloisa, en 1906, lorsqu’un autre membre de la famille, Hans Gilomen-Ritter, a décidé de se lancer lui aussi en créant en 1924 la Fabrique Ansa, nom modifié dès l’année d’après pour Fabrique Onsa [1].

Son fils Hans Jörg le rejoint vers 1943 et la fabrique va alors prendre un nouvel essor : elle se spécialise dans la montre classique, mais avec une attention particulière portée à l’étanchéité [2].

1944

1945

En 1946, Hans et son fils créent la fabrique Nileg, destinée à la fabrication de pendulettes et d’horloges [3].

En 1956, Hans Jörg Gilomen prend la tête de l’entreprise [4], et l’année d’après Onsa devient la montre officielle de la compagnie aérienne belge Sabena.

1958

C’est en 1960 qu’Onsa va lancer ses deux modèles les plus emblématiques : le Shipman, montre élégante avec couronne noyée dans la lunette, et le Scaphandrier, montre de plongée étanche à 120 m, testée par le célèbre plongeur Hannes Keller [5], et qui existe avec ou sans lunette tournante.

1960

1962

Comme beaucoup d’autres fabricants, Onsa lance en 1962 une montre électrique à balancier spiral, sur base Ébauches SA, mais ce type de montres sera un flop commercial.

1962

2. Rachat par Fortis

En 1971, Max Vogt, qui dirige la maison Fortis, rachète Onsa [6]. Quelques montres sont produites sous la marque Onsa, mais rapidement la marque est abandonnée.

Hans Jörg Gilomen tentera de relancer une nouvelle société, sous le nom Archipel & Onsa Watch, mais semble-t-il sans véritable promotion.

La marque Onsa appartient aujourd’hui à Swiss Fashion Time, société basée à Möhlin en Suisse.

3. Les montres de plongée Onsa

En dehors du modèle Scaphandrier, Onsa a lancé deux modèles de plongée intéressants, un modèle avec lunette tournante sous le verre, boîte Piquerez en 1963, dont il existe plusieurs versions, certaines avec échelles de décompression, et un modèle avec lunette tournante classique et échelle de décompression en 1967. Ces montres portent souvent le nom Aquarius.

1963

1967

[1] FOSC 1924 et 1925

[2] Revue Internationale de l’Horlogerie, 1944, 13, p. 21

[3] FOSC 1946

[4] FOSC 1956

[5] La Suisse Horlogère, 1961, 4, p. 17

[6] FOSC 1971

Le FOSC (Feuille Officielle Suisse du Commerce) est disponible sur E-periodica

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,3 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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