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La véritable histoire des montres Festina

La véritable histoire des montres Festina

Festina

Propriété aujourd’hui du groupe espagnol Festina Group, la marque et les montres Festina ont connu une histoire mouvementée, faite de rachats successifs entre la Suisse et l’Espagne.

Description

Joël Pynson

Décembre 2025

1. Les débuts à Granges et à La Chaux-de-Fonds

Officiellement Festina a été créée par Studi Fils (parfois noté Study Fils) à La Chaux-de-Fonds en 1902 [1]. La réalité est en fait plus complexe.

Niclaus Stüdi-Müriset et Paul Stüdi ont créé leur fabrique d’horlogerie à Granges en 1888 [2]. En 1892, Paul est remplacé par Albert Studi, fils de Niclaus [3].

En 1895, la société est transférée à La Chaux-de-fonds et devient Stüdi & Fils [4]. Divers types de montres sont produites, et en particulier des montres Roskopf sous le nom Brodkopf. D’autres marques sont déposées, comme La Coopérative horlogère, Le Génie horloger, et Festina, marque déposée en 1902 [5].

1901

1904

Après le décès de Niclaus Stüdi en 1906, la société devient Fabrique Festina, Stüdi Fils [5]. Les gammes de montres sont larges : Roskopf, cylindre, ancre, de toutes dimensions.

1906

1908

Vers 1918 Festina produit des montres-bracelets. Les gammes de montres ont considérablement évoluées : montre en or, montres-bijoux, montres-bagues, etc.

1920

1922

1931

En 1933 Festina commercialise une montre automatique originale, la Sportana : elle se remonte lorsqu’on ouvre ou referme un couvercle protecteur. La boîte était probablement réalisée par Rubattel & Weyermann à La Chaux-de-Fonds.

1933

1932

1934

Albert Stüdi décède en 1935. Festina est alors reprise par Charles Wilhelm.

2. C. Wilhelm et Cie

Charles Wilhelm s’associe à Willy Burkhard et la société devient C. Wilhelm et Cie, successeurs de Stüdi Fils, Montre Festina [6]. Charles Wilhelm reprend également la marque Levrette de la société Braunschweig et Co. en liquidation, de sorte qu’en 1938 la société devient C. Wilhelm et Cie, Successeurs de Stüdi Fils, Montre Levrette et Festina [7].

1936

La fabrique se spécialise dans le chronographe mais c’est semble-t-il la marque Levrette qui est la plus utilisée.

En 1940, la société devient une SA sous le nom C. Wilhelm et Cie SA [8].

En 1961, Charles Wilhelm reprend la Fabrique des montres Mildia [9].

En 1977, la marque Festina est cédée à la société Les Fils de René Ulmann de La Chaux-de-Fonds, et la commercialisation en Espagne est confiée à la société espagnole Festina SA à Barcelone [10]

1977

En 1985, la marque Festina est reprise par Festina SA qui devient en 1989 Festina Group, après le rachat des marques Lotus et Jaguar [11].

3. De l’Espagne à la Suisse

Sous l’impulsion de Miguel Rodriguez, Festina va connaître une progression fulgurante, grâce à de nombreux modèles avec des calibres quartz japonais, des montres plus haut de gamme produites en Suisse, et un fort sponsoring sportif, en particulier dans le cyclisme.

1991

1995

Le groupe Festina poursuivra sa croissance dans les années suivantes : prise de participation dans la société Montres Denis Rième (MDR), rachat de Candino en 2002, montée en gamme de Festina avec des montres automatiques, rachat de Berney-Blondeau et de Perrelet en 2004, rachat de la fabrique mouvements Soprod en 2008.

2002

Les montres Festina sont toujours produites par le groupe : https://festina.com/fr-FR

Voir aussi : Candino

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Festina

[2] FOSC 1888

[3] FOSC 1892

[4] FOSC 1895

[5] FOSC 1906

[6] FOSC 1935

[7] FOSC 1938

[8] FOSC 1940

[9] FOSC 1961

[10] Europa Star Europe, 1977, 102, 6, p. 14

[11] Europa Star Europe, 1998, 228, 2, pp. 202-205

Le FOSC (Feuille Officielle Suisse du Commerce) est disponible sur E-periodica

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,5 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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