Le tournant a lieu en 1927 : la Fabrique Solvil devient Fabrique Solvil des Montres Paul Ditisheim [16], reprenant donc le nom du célèbre horloger. Deux ans plus tard, la société Paul Ditisheim SA fait faillite [17], et Paul Ditisheim se retire de la Fabrique Solvil. Il n’est désormais plus impliqué dans aucune société en Suisse.
La situation de la Fabrique Solvil n’est guère meilleure : en 1928 elle est en sursis concordataire mais échappe à la faillite en 1929. Elle déménage alors à La Chaux de Fonds avec un trésor de guerre : le nom Paul Ditisheim et les marques Ditis, Solvil et Titus qu’il a créées.
Reste que rien n’est joué et que, comme souvent, il faudra l’arrivée d’un homme providentiel pour que l’entreprise soit sauvée.
L’histoire de Solvil est abordée dans un deuxième article où nous verrons que la société n’a pas démérité, et qu’elle a même marqué l’histoire récente de la ville de Genève.
Un excellent article sur les calibres Paul Ditisheim : https://www.cliniquehorlogere.ch/fr/archives-diverses/paul-ditisheim-chronometrier-chaux-de-fonds.html
[1] Journal Suisse d’Horlogerie, 1945, 1-2, pp. 99-102
[2] Fritz Von Osterhausen, Paul Ditisheim chronométrier, 2003, éditions Antoine Simonin
[3] Ibidem, p. 103
[4] Elles sont disponibles sur le site e-periodica. Mais de nombreux recoupements sont nécessaires car la reconnaissance de caractères sur ces documents anciens est loin d’être parfaite.
[5] Ces documents sont disponibles sur le site The Watch Library
[6] FOSC
[7] Fritz Von Osterhausen, Paul Ditisheim chronométrier, 2003, éditions Antoine Simonin, pp. 7-9
[8] FOSC 1892
[9] Journal Suisse d’Horlogerie, 1894, 10, p. 337
[10] Journal Suisse d’Horlogerie, 1896, 4, pp. 121-124
[11] FOSC 1915
[12] FOSC 1917
[13] Créée en 1918 sous le nom Fabrique La Suze, elle change de nom en 1919 pour Fabrique Solvil (FOSC)
[14] Journal Suisse d’Horlogerie, 1920, 10, p. 319
[15] Jules était actionnaire de la Fabrique Vulcain, Georges et Henri dirigeaient des fabriques de pendules.
[16] FOSC 1927
[17] FOSC 1929
Notes :
Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,3 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.
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