La véritable histoire des montres MIMO

La véritable histoire des montres MIMO

Mimo

La Manufacture Internationale de Montres en Or (MIMO) est à l’origine de modèles remarquables. Mais après que MIMO ait racheté la célèbre manufacture Girard-Perregaux, la marque MIMO a progressivement été abandonnée.

Description

Joël Pynson

Mars 2025

1. La dynastie Graef

Venu d’Allemagne, Wilhelm Otto Graef s’installe au début des années 1880 à La Chaux-de-Fonds [1]. En 1889 il créé sa propre entreprise qu’il enregistre l’année d’après {2].

Grâce à ses relations à l’international, l’entreprise prospère. En 1913, la marque Manufacture Internationale de Montres en Or (MIMO) est déposée.

En 1919, Otto Graef s’associe avec ses fils Willy, Paul et Jean, et la société devient Graef et Cie, Fabrique Mimo. [3]

En 1923, Jean Graef part aux Etats-Unis pour créer un bureau de vente qui va rapidement devenir l’un des plus importants de New-York. C’est probablement grâce au marché américain que MIMO va surmonter la crise des années 1920 en Suisse.

1927

En 1930, la célèbre fabrique Girard-Perregaux et Cie est en grande difficulté et Otto Graef et son fils Paul la rachète [4].

2. MIMO et Girard-Perregaux

Pendant une dizaine d’années la marque Girard-Perregaux est mise en sommeil. Pour MIMO en revanche, les années 1930 et le début des années 1940 sont une période de créativité impressionnante. Les nouveaux modèles se succèdent à un rythme effréné, avec des solutions techniques originales et des calibres manufacture de grande qualité.

1939

Mais cet âge d’or va cesser à partir de 1940 lorsque la marque Girard-Perregaux est relancée. Quelques modèles MIMO seront encore proposés, mais la marque disparait progressivement : elle n’est plus promue à partir de 1944.

Le décès d’Otto Graef en 1948 signera la disparition de la marque MIMO, ce qui sera définitivement acté en 1962 lorsque la fabrique Mimo sera absorbée par la société Girard-Perregaux et Cie [5].

Un article sur les principaux modèles de montres MIMO se trouve ici.

 

[1] Journal Suisse d’Horlogerie, 1940, 5-6, pp. 132-134

[2] FOSC 1890

[3] FOSC 1919

[4] FOSC 1930

[5] FOSC 1962

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,3 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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