La véritable histoire des montres Heloisa

La véritable histoire des montres Heloisa

Heloisa

Cette fabrique de Longeau, près de Bienne, fait partie de la dynastie des Gilomen.

Description

Joël Pynson

Octobre 2025

1. La famille Gilomen

L’origine d’Heloisa remonte à 1906, lorsque Eduard Gilomen-Meier, son fils Eduard jr., Karl Gilomen-Ruefli et Hans Gilomen-Schöni ont créé leur fabrique d’horlogerie à Lengnau, près de Bienne, sous le nom Gilomen & Cie [1].

L’ajout du nom des épouses après le nom du mari était habituel en Suisse, mais ici il est indispensable, car de nombreux membres de la famille Gilomen étaient impliqués dans l’horlogerie, et souvent avec le même prénom.

La marque Heloisa est déposée en 1912.

Au début des années 1910, la fabrique produit de solides montres ancre, et revendique en faire 300 par jour.

1911

1911

1912

1913

Dès 1914, Heloisa commence la production de montres-bracelets. En 1916, la fabrique devient Gilomen & Cie, Heloisa Watch [2].

En 1918, Heloisa revendique fabriquer 1 000 montres par jour.

1914

1920

1918

Pendant la période de crise des années 1930, Heloisa se diversifie en proposant des compteurs de vitesse, des montres pour automobile et des pendulettes.

1931

En 1932, Heloisa devient une société anonyme avec un changement d’actionnaires, toujours dans la famille Gilomen : on trouve en effet Robert Gilomen-Spahr et son fils Walter, et Hans Gilomen, fils d’Eduard [3].

Mais de façon assez surprenante, en 1935 la société est transférée à d’autres membres de la famille Gilomen : Eduard Gilomen-Schlup, Walter Gilomen-Klay et Robert Gilomen-Schlup [4]. Et par la suite, d’autres Gilomen viendront compléter la saga familiale : Robert Gilomen-Bindy et Leo Brotschi-Gilomen par exemple !

Les montres Heloisa quant à elles, sont très classiques, sur base Ébauches SA.

1947

1949

1954

1962

1968

1971

À la fin des années 1960, Heloisa produit ses premières montres de plongée.

1969

1972

A partir de 1976 Heloisa se lance aussi dans la montre à quartz et, comme bien d’autres tente une montée en gamme, en particulier à destination des marchés du Moyen-Orient.

1976

1980

Mais l’entreprise a du mal à résister à la chute des prix des montres à quartz américaines puis asiatiques et à l’effondrement des monnaies par rapport au franc suisse. Elle est en difficulté au début des années 1980.

2. Un nouvel avenir en Arabie

En 1983, Heloisa est reprise par Abdul Razak al Hammad, d’Arabie Saoudite, qui va la relancer [5]. 

1988

Heloisa existe toujours dans son pays d’adoption : https://heloisawatches.com/

 

[1]] FOSC 1906

[2] FOSC 1916

[3] FOSC 1932

[4] FOSC 1935

[5] FOSC 1983

Le FOSC (Feuille Officielle Suisse du Commerce) est disponible sur E-periodica

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,5 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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