Principaux modèles de montres Cortébert

Principaux modèles de montres Cortébert

Cortébert

Les principaux modèles de montres Cortébert, des années 1930 aux années 1960

Description

Joël Pynson

Février 2025

Principaux modèles de montres Cortébert

- Heures et minutes sautantes

Cortébert a produit des montres avec heures et minutes sautantes, système Pallweber, dès la fin du 19e siècle.

1933

Mais en 1933, Cortébert a également produit une version modernisée, plus plate, mais toujours en montre de poche, que l’entreprise avait appelée INDEX.

Sa production a été de courte durée.

- Ruban bleu

1936

Présentée en 1936, c’est une montre-bracelet dont la boîte est galbée pour épouser le poignet. Elle est dotée d’un calibre de forme 7 ¾ - 11 lignes avec antichoc. Elle a existé avec boîte en acier.

D’autres fabricants suisses ont produit ce type de montres, comme Marvin avec la Motorist de 1938.

- Montres squelette

1947

À la Foire de Bâle 1936, les visiteurs du stand Cortébert ont pu admirer une beau mouvement « squelette » [16]. C’était l’œuvre d’un horloger de l’entreprise, Albert Meister, qui en une dizaine d’années, a « squeletté » tous les calibres Cortébert. Ces modèles d’exposition n’étaient pas à vendre mais valorisaient la technicité de la manufacture.

- Corté-date

Cortébert a lancé sa première montre calendrier Corté-date en 1947. Il s’agissait d’un « calendrier complet », à savoir jour (par aiguille), date et mois (par guichet). Il y avait aussi les phase de lune.

Comme pour toutes les montres calendrier de cette époque, et souvent encore de nos jours, il ne fallait pas régler le calendrier lorsque les indications étaient en train de changer, autour de minuit. Or si la montre est arrêtée, comment savoir si les aiguilles indiquent midi ou minuit ?

1951

1952

Pour pallier ce défaut, Cortebert a modifié sa Corté-date en 1951 en y ajoutant un petit cadran supplémentaire indiquant les heures avec une zone en rouge, correspondant à la période où il ne faut pas régler le calendrier. En dehors de cette zone, on pouvait régler le calendrier grâce à 4 petits poussoirs logés dans la carrure de la boîte.

- Annus sanctus

Dans l’Église Catholique, une Année sainte est une célébration décidée par le pape, environ tous les 25 ans. En 1950, Année sainte, Cortébert a réalisé pour le pape Pie XI une montre de poche chronomètre, où les index étaient remplacés par les lettres « ANNUS SANCTUS » [17].

1950

Cette montre était bien sûr un exemplaire unique, mais Cortébert a décliné ce modèle en montre de poche et en montres-bracelets pour homme et pour dame.

- Montres de chemin de fer

Dès 1928, Cortébert est devenue fournisseur attitré des Chemins de fer italiens [18]. 3000 montres ont été livrées en 1928 et 5000 en 1929.

1934

1955

En 1960, Cortébert avait livré 100 000 montres aux Chemins de fer italiens [19], et 125 000 en 1966 [20].

Cortébert a également livré des montres aux Chemins de fer turcs. Ces montres portaient l’indication « Cortébert TCD Demiryolu », marque déposée par Cortébert en 1962.

- Cortérotor

Cortébert a produit des montres à remontage automatique dès les années 1940 en utilisant des calibres Ébauches SA. Le calibre Cortébert 654 par exemple est en fait un A. Schild 1173, et le Cortébert 451 est un A. Schild 1250.

1954

En 1954, Cortébert a lancé son propre mouvement automatique, le calibre 700 Cortérotor. C’est un calibre plus moderne, avec seconde au centre, rotor armant dans les deux sens de rotation, avec ou sans date par guichet à 3h.

Ce calibre a en fait été utilisé pendant une période relativement courte. Dès les années 1960, Cortébert a également utilisé des calibres automatiques ETA, en particulier la gamme 2450.

- Huntermatic

En 1957, Cortébert a lancé deux nouveaux modèles : l’Airguide et l’Huntermatic. L’Airguide était une montre très classique, à remontage manuel, mais l’Huntermatic était une belle montre typique de la fin des années 1950 : automatique (calibre Cortérotor), seconde au centre, boîte acier, index or, et un réhaut périphérique sous la glace pour donner plus de profondeur au cadran.

1958

[17] Revue Internationale d’Horlogerie, 1950, 6, p. 39

[18] Revue Internationale d’Horlogerie, 1929, 5, p. 72

[19] La Suisse Horlogère, 1962, 4, p. 36

[20] La Suisse Horlogère, Edition hebdomadaire, 1966, 49, p. 1504

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,3 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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