Chronographe sans poussoir Nicolet Watch

Chronographe sans poussoir Nicolet Watch

Nicolet Watch

Pendant les années 1950, le chronographe a passé de mode, au bénéfice des montres automatiques, des montres calendrier et des montres-réveil. C’est probablement ce qui a poussé Nicolet Watch à travailler sur un chronographe aussi discret et élégant qu’une montre simple.

Description

Joël Pynson

Publication : Février 2025

L’originalité de ce chronographe, c’est qu’il n’y a pas de poussoir. Si ce n’étaient les deux compteurs sur le cadran et la grande aiguille fixe à midi, on ne remarque pas que cette montre est parfaitement capable de mesurer des intervalles de temps.

Le chronographe sans poussoir a été lancé en 1955. Lors de son lancement l’entreprise le présentait de la façon suivante [1] :

« La fabrique d'horlogerie Nicolet Watch S.A., à Tramelan, a réussi à supprimer les deux poussoirs qui se trouvent sur le chronographe compteur habituel, tout en conservant les mêmes fonctions, donc les mêmes possibilités d'utilisation.

Les avantages de cette nouveauté sont :

Aspect général grandement amélioré (spécialement pour le chronographe étanche).

Possibilité d'ajuster ce chronographe également dans des boîtes étanches, grâce à un nouveau système d'étanchéité breveté.

Les trois fonctions du chronographe sont commandées par un petit déplacement rotatif, en arrière pour le départ, en avant pour l'arrêt et de nouveau en arrière pour la remise à zéro. »

Le calibre de base utilisé pour ce chronographe est le Landeron 51, sans roue à colonnes, modifié pour que les fonctions du chronographe soient commandées par la rotation de la couronne de remontoir. Il porte alors le nom de Landeron 251.

Ce mécanisme de commande du chronographe a fait l’objet d’un dépôt de brevet par Nicolet Watch en 1950 [2]. Mais il n’a été publié que 5 ans plus tard en 1955, ce qui est anormalement long. Ceci peut s’expliquer par des antériorités relevées par le Bureau Fédéral de la Propriété Intellectuelle Suisse, qui ont dû nécessiter des modifications du brevet afin qu’il soit recevable.

Il existe en effet deux brevets assez proches, déposés en 1945 par Willi Adolf Büchler, horloger de Thoune, dans le canton de Berne. Le premier [3] décrit un système de remise à zéro des aiguilles d’un chronographe par pression sur la couronne de remontoir, et le deuxième [4] décrit cette remise à zéro par rotation de cette même couronne.

Ces brevets ne semblent toutefois pas décrire la possibilité de réaliser les 3 fonctions de chronographe : départ, arrêt et remise à zéro, mais uniquement la fonction de retour à zéro.

Une partie du brevet Nicolet Watch est donc peut-être sous dépendance d’un brevet Büchler, mais il y a bien chez Nicolet Watch une invention nouvelle.

Le chronographe sans poussoir Nicolet Watch a été fabriqué pendant une quinzaine d’années, et plusieurs versions ont été produites.

- une version en or a été présentée à la Foire de Bâle 1958

- en 1960 ce chronographe était disponible en boîte plaqué or avec fond acier, ou tout acier et étanche.

Les versions étanches, assez rares, peuvent porter la marque Transmarine, déposée par Nicolet Watch en 1962.

D’autres marques ont également été utilisées pour ce chronographe.

Nastrix était le nom d’une société de distribution de New York

Pour le mode de fonctionnement du Nicolet sans poussoir voir aussi cet intéressant article de Fratello

Voir aussi Nicolet Watch

[1] Journal Suisse d’Horlogerie, 1955, 7-8, p. 290

[2] Brevet CH 309 240 déposé le 23 mai 1950 et publié le 31 août 1955

[3] Brevet CH 254 000

[4] Brevet CH 254 001

©Time To Tell, 2025

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Détails du produit

Type
Chronographe
Modèle
Chronographe sans poussoir
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