Principaux modèles de montres Invicta-Seeland

Principaux modèles de montres Invicta-Seeland

Invicta

Invicta a produit de nombreux chronographes de poche, mais l'entreprise est surtout connue pour ses modèles des années 1930 à 1960

Description

Joël Pynson

Février 2025

Principaux modèles de montres Invicta-Seeland

- chronographe répétition de poche

Même si les chronographes compliqués d’Invicta avaient pour base un calibre Barbezat-Baillot, le rouage de répétiton avait une forme spécifique à Invicta.

C’est ce qui permet aujourd’hui d’attribuer ce type de montre à la fabrique de La Chaux-de-Fonds.

- compteur calendrier

L’ajout d’un calendrier sur un compteur de sport est très inhabituel. Il est possible que celui d’Invicta soit unique. Le modèle a été déposé en 1912 [20]. Un calendrier n’est pourtant pas inutile sur un compteur si on souhaite marquer d’une date une performance.

- Invicta Chrono-Sport

C’est certainement le modèle le plus célèbre et le plus recherché d’Invicta.

C’est un chronographe rectangulaire, conçu sur la base d'un brevet d'Henri Jacot-Guyot du 24 mars 1932 [21].

Il comporte un petit poussoir rond au-dessus de la couronne, un guichet semi-circulaire à midi pour le décompte des secondes et un compteur 30 min à 6h. Cette très belle montre n'aurait été fabriquée qu'à 50 exemplaires [22].

- montres automatiques

Invicta a été l’une des premières fabriques suisses à proposer des montres automatiques, dès 1933. Il s’agissait probablement de calibres EMSA.

Invicta avait en effet déposé deux brevets sur des calibres à remontage automatiques, et ces brevets ont été transmis en 1933 à la société Autorem qui commercialisait les calibres EMSA fabriqués par Glycine.

Pour plus d’informations sur ces calibres, voir Glycine.

- Invicta Secontrol

En 1940, Invicta présenta deux montres étonnantes : le chronographe Time Log, très rare, et la montre Secontrol.

1940

Ces deux montres se distinguent par leur lunette tournante crantée et leur cadran assez similaire avec télémètre, tachymètre et un « Time Start Indicator ».

Le Secontrol est une montre Stop en vol, c’est-à-dire que la trotteuse est à marche permanente mais peut être stoppée par le poussoir inférieur, puis remise à zéro par le poussoir supérieur, mais dès qu’on relâche la pression l’aiguille reprend sa course.

Rima était un importateur de New York

Comme le Chrono-Sport, le Secontrol a été breveté par Henri Jacot-Guyot [23], y compris les petits poussoirs sphériques que l’on trouve souvent sur cette montre.

- Invicta Graphomatic

Avec le succès de la montre Cocktail d’Ernest Borel, lancée en 1953, plusieurs fabriques suisses ont proposé leur propre version.

1955

En 1955, Invicta a ainsi présenté le modèle Graphomatic où l’aiguille des secondes est remplacée par un disque polarisant. Lors de la rotation du disque le motif placé derrière, sur le cadran, apparait de façon périodique.

- Invicta Memory

1955

Toujours en 1955, Invicta a lancé une montre-bracelet réveil, classique sur base Alertic d’Ebauches SA, et une curieuse montre Memory Watch avec une couronne supplémentaire à 9h, probablement pour faire tourner un disque central destiné à rappeler une heure particulière.

Cette montre est extrêmement rare.

- Invicta Electric

Comme de nombreux autres fabricants suisses, Invicta a lancé en 1961 une montre électrique, grâce à la mise à disposition par Ébauches SA du calibre Landeron 4750 dont le balancier spiral est entretenu par un système électrique à pile [24].

Mal accepté par les horlogers et n’apportant pas de gain de précision, ce calibre sera un flop commercial.

- Invicta Eurostar

1967

Lancé en 1966, c’est une montre automatique avec un cadran bi-ton et effet miroir sur les côtés.

C’est le dernier modèle d’Invicta avant l’intégration dans la SGT.

 

Voir aussi : Seeland

 

[20] FOSC 1912

[21] Brevet CH 161 093

[22] Helmut Kahlert, Richard Mühe, Gisbert L. Brunner, Wristwatches. History of a century's development, Editions Schiffer, 1999, 4e édition, p. 338

[23] Brevet CH 214 664

[24] La Suisse Horlogère, 1961, 3, p. 32

Les archives de la Fédération Horlogère, du Davoine et de l’Impartial sont disponibles en ligne sur www.doc.rero.ch

Les archives du Journal Suisse d’Horlogerie, d’Europa Star, de la Revue Internationale d’Horlogerie et de la Suisse Horlogère sont disponibles sur The Watch Library

Le FOSC (Feuille Officielle Suisse du Commerce) est disponible sur E-periodica

Notes :

Concernant Time To Tell : Time To Tell dispose de l'une des plus grandes bases de données privées numérisées sur l'histoire de l'horlogerie suisse avec plus de 2,3 To de données sur plus de 1000 fabricants de montres suisses. Cette base a été construite sur une période d'une trentaine d'années et continue à être alimentée d'environ 50 à 100 Go de données chaque année. Cette base de données est constituée de documents anciens, en majorité des revues professionnelles suisses, allant de la fin du 19e siècle à la fin du 20e siècle. La plupart de ces documents ne sont pas disponibles sur l'Internet. Les articles historiques publiés sur le site time2tell.com citent toujours les sources utilisées.

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